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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 07:06

Podcast

 

Alors que commencent à sourdre les premières angoisses des futurs candidats au baccalauréat, je voudrais vous soumettre ce matin le sujet de philo que l’actualité nous tend comme une perche : l’argent peut-il tout ?


Et comme d’habitude dans les sujets de philo, il y a la thèse et  bien sûr l’antithèse. L’argent peut-il tout ? Mais bien sûr qu’il peut tout ! Il permet, quand on est Qatari et que, grâce aux largesses des présidents Mitterrand et Sarkozy, on bénéficie d’un privilège fiscal ahurissant, cet argent permet  de s’acheter le titre de champion de ligue 1 de football en mettant des millions sur la table pour se payer les meilleurs joueurs, les meilleurs entraîneurs, mais pas encore les meilleurs supporters.

Il permet encore, quand on est millionnaire, qu’on s’est fait un nom dans la couture, qu’on est propriétaire de la presse bien-pensante, quand on est le berger d’un lobby et une pierre sur laquelle on bâtit, il permet de se faire voter une loi sur le mariage pour tous en rabaissant ses opposants au rang d’ennemis du peuple.

Il permet enfin, cet argent, et surtout quand ce n’est pas le vôtre, d’arbitrer des litiges qui n’existent pas encore mais qu’on préfère quand même éviter en mettant 400 millions d’euro sur le tapis, Bernard de son petit nom.

 

Mais l’argent ne peut pas tout. Il ne protégera jamais de la bêtise et de la vulgarité. Il ne pourra surtout jamais remplacer l’envie, la foi, cette force morale de déplacer des montagnes, le rugby vient de nous le prouver encore samedi avec la victoire sur Clermont-Ferrand du Petit Poucet Castrais.

Afin que les choses soient parfaitement claires entre nous, lorsque je vous parle du Petit Poucet Castrais, je ne sous-entends pas qu’on a émasculé le héros de Charles Perrault. Un garçon si petit qui a la tête si bien vissée sur les épaules ne saurait perdre la boule aussi facilement. Non, c’est une image, je file la métaphore, comme Christine Lagarde file un mauvais coton, pour illustrer le fait que Castres est un « petit » club avec un petit budget dans le monde du rugby que l’argent n’épargne malheureusement pas non plus.

Ce Petit Poucet Castrais qui accumule les exploits puisque non seulement il élimine Clermont en demi-finale du Top 14, mais  en outre, ces mêmes rugbymen de Castres, ces Castrais comme on les appelle, ces Castrais sont entraînés par un certain Laurent Labit, cela ne peut pas s’inventer.

 

Commençant ainsi mon sujet du bac avec l’argent et le terminant avec le sexe, je peux donc affirmer avoir fait en moins de trois minutes le tour des sujets qui occupent la majeure partie de l’humanité, sauf moi bien entendu, je suis bien au-dessus de tout ça.

 

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence des sorties pédestres des  retraités sur le bon déroulement du festival des cannes.

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:55

Podcast

 

Notre bon président nous a gratifiés la semaine passée d’une conférence de presse, la deuxième de son règne, au cours de laquelle il a rappelé son ferme engagement : le chômage aura commencé à baisser avant la fin de l’année. Pour qui oscille entre l’optimisme béat et l’inconscience, cela paraît fortement réaliste. C’est un peu comme si moi je prenais devant vous l’engagement que ma belle-sœur allait arrêter de regarder « Les feux de l’amour ». Oui, il est vrai que je n’y peux pas grand-chose, à ce goût prononcé de ma belle-sœur pour la culture. Je n’y peux cependant pas moins que François Hollande ne peut pour le chômage.


Je ne voudrais vous faire ce matin ni une chronique de gauche ni une chronique de droite, mais une simple chronique du chef d’entreprise que je suis tout au long de la semaine, sauf le mercredi matin quand je vous gratifie de ma chronique.

 

Messieurs les hommes politiques, s’il-vous-plaît, arrêtez d’avoir des idées sur l’emploi et le chômage. N’avez-vous pas remarqué que le chômage n’a jamais autant progressé que depuis que les gouvernants ont décidé de s’en occuper ? On n’a jamais autant dépensé l’argent de nos impôts pour l’emploi, on n’a jamais eu si peu d’emplois. On pourrait même établir une réelle corrélation, je pense, entre l’augmentation du chômage et celle de la dépense publique, mais c’est là un autre sujet. C’est terrible, cette mission prométhéenne dont se sentent investis les gouvernants, de gauche, de droite ou du centre, depuis qu’ils se sont persuadés qu’ils avaient la capacité de résorber le chômage.


Leur seule capacité certaine dans ce domaine, c’est leur capacité de nuire. Le véritable impact qu’ils peuvent avoir sur le chômage, c’est d’aggraver la situation. Par une perception passéiste de l’économie, par des mesures mal senties, par des freins législatifs, par le climat d’insécurité juridique et fiscale qu’ils s’ingénient à faire régner,  ils peuvent donner envie aux chefs d’entreprises, les seuls véritables créateurs d’emplois, ils peuvent leur donner envie de ne plus entreprendre et surtout de ne pas embaucher pour éviter les emmerdes ou les impôts, voire les deux.

 

C’est à peu près leur seule capacité réelle sur le sujet, le reste c’est de la littérature. L’emploi public n’est pas de l’emploi, c’est de l’impôt. Quant aux contrats jeunes, aux contrats vieux, aux contrats aidés, c’est de la foutaise : ce ne sont pas les subventions qui créent de l’emploi, c’est l’activité économique. A leur décharge, nombre de politiques n’ayant jamais de leur vie occupé un emploi productif, il ne leur est pas facile d’imaginer ce que c’est. Mais alors qu’ils n’en parlent pas, et qu’ils laissent les entrepreneurs entreprendre.

Si notre pays manque d’une chose aujourd’hui, c’est bien de liberté, liberté de faire et liberté de penser. On pourrait s’attaquer par exemple à un premier tabou, celui d’une législation qui voulant soi-disant protéger l’emploi en le verrouillant est une arme infaillible pour  créer du chômage.

 

La semaine prochaine, dans le cadre des conférences sur le futur, je laisserai la parole à ma grand-mère de 87 ans qui viendra vous parler de l’avenir.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 05:57

Podcast

Pas de chronique le 1er mai. Pas de chronique le 8 mai. Non mais quand est-ce qu’on bosse dans ce pays ? Sincèrement, un étranger qui viendrait passer le mois de mai en France ne pourrait pas croire un instant que l’emploi est la principale préoccupation des Français.

Pas de chronique le 1er mai, c’est normal, c’est le jour de la fête du Travail, jour où, comme son nom ne l’indique pas, on ne travaille pas. C’est quand même agaçant cette manie de ne pas appeler les choses par leur nom. Par exemple, quand les syndicats décident d'une grève, ils appellent ça une journée « d’action », alors qu’en fait c’est une journée d’inaction. C’est un peu comme si la Saint Valentin était le jour où on ferait la tronche à sa femme, un peu comme si la journée de la femme était celle où il faudrait coller une tarte à la sienne.

En même temps le 1er mai, c’est quand même une belle fête parce qu’il ne faudrait pas oublier qu’elle a été instaurée par le Maréchal Pétain, et il ne manquait pas de bonnes idées, le père Pétain. La patrie reconnaissante lui doit quand même également aussi le statut des juifs et la fête des mères, et non pas le contraire.

Après le 1er mai aux relents collaborationnistes, le 8 mai aux relents de résistance permet de remettre la balle au centre. Et afin qu’il y en ait pour tous les goûts, la république laïque nous permet ensuite de fêter l’Ascension, qui n’est pas contrairement aux apparences la fête des grimpeurs de tout poil. La France est tellement la fille aînée de l’Eglise qu’elle s’arrête également de bosser le lundi de Pentecôte. Jeudi de l'Ascension, lundi de Pentecôte...je dois tout de même avouer ne jamais avoir été interpellé par la ferveur religieuse des foules oisives de ces jours sans boulot. En fait, si on y réfléchit bien, les Français sont quand même des sacrés calotins pour fêter à ce point le Christ ressuscité.


Qu’un inconscient ose en effet s’attaquer à la suppression d’un jour férié, aussitôt, les forces vives du pays, comme on dit en langage politiquement correct, les force vives jetteront à la rue des hordes de manifestants pour une nouvelle journée d’action pour défendre ce satané droit à ne rien foutre en étant payé. Finalement, ni Marx ni Jésus n’ont pu rallier tout le monde à leur panache, qu’il soit rouge ou blanc ; il aurait pourtant suffi d’un slogan et d’un seul : fainéants de tous les pays, unissez-vous !


La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence discrète de l’esprit sportif sur les exploits des supporters du PSG.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 08:42

Coronavirus : encore une affaire d'islamophobie ! Comment qualifier autrement le fait de donner le nom d'une bière à un virus né dans un pays où l'alcool est interdit ?

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 12:13

Entrons en guerre contre l’Allemagne ! A quelques jours du 8 mai, une partie du P.S., pourtant parti de gouvernement, aimerait en découdre avec l’Allemagne en général et avec Mme MERKEL en particulier. Il faut aller au combat, à l’affrontement, il faut déclarer la guerre à l’Allemagne. Quand on voit où ça nous a mené les deux dernières fois, on peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé de la démarche.


Le casus belli est-il légitime ? Nous partirions en guerre contre la rigueur, source de tous nos maux, et surtout pour la croissance. Car la rigueur, à écouter les « va-t-en guerre » est l’ennemie de la croissance.


L’Allemagne est rigoureuse dans sa gestion. Ses déficits publics sont maîtrisés, sa dette publique tourne autour du 80% du PIB. Si l’Allemagne est rigoureuse, elle ne devrait donc pas connaître la croissance, si l’on suit l’argumentation des partisans de l’affrontement. Cependant, les faits, et Dieu sait si « les faits sont têtus », comme disait le camarade Lénine, les faits sont exactement inverses à la réalité : l’Allemagne connaît une croissance supérieure à celle de ses voisins, et notamment la France.


Comment cette contradiction est-elle possible ? Tout simplement parce qu’il n’y a aucune contradiction, par le seul fait que la rigueur d’hier créé la croissance d’aujourd’hui, et la rigueur d’aujourd’hui crée les conditions de la croissance de demain.

Ils ont l’air malin nos intellectuels économistes de gauche qui ont mal digéré leurs vieilles leçons de keynésianisme : la croissance n’est pas le contraire de la rigueur, elle en est la conséquence. Si le déficit public créait la croissance, il y a belle lurette que la France devancerait la Chine et l’Inde : nous pratiquons le déficit public avec une assiduité qui confine à l’entêtement depuis plus de trente ans !


Nous voilà bien placés pour donner des leçons d’économie à l’Allemagne. Nous nous débattons entre chômage et déficits, nos "performances" économiques n’arrivent pas à la cheville de celles de nos voisins d’outre –Rhin, et nous avons l’outrecuidance d’en plus vouloir leur donner des leçons.


En 39 déjà, les cons avaient fait de la ligne Maginot le rempart imprenable de leur morgue. En 2013, leurs descendants ne sont pas tous morts…

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 07:38

Emotion dans les chaumières : Horst Tapert, alias Inspecteur Derrick, était un ancien nazi, confirmant au passage la profondeur de vues deson compatriote Cohn Bendit qui s'évertuait à répéter dans les années 68 : CRS, SS..

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:15

Aux arrêts !

Les Conseils Régionaux caracolent en tête des arrêts-maladie avec 29 jours par an... Difficile de savoir si la cause de ces arrêts sont le stress ou la pénibilité du travail, néanmoins, on comprend que Madame Lebranchu, ci-devant ministre de la fonction publique, ait supprimé le jour de carence pour les fonctionnaires. Quand on voit ces chiffres, on comprend que ce jour de carence était vraiment, pour reprendre ses mots, "injuste, inutile, inefficace et humiliant".

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 06:57

Podcast

 

Un peu de sérieux ce matin je vous prie. Dans ces moments difficiles où la vie économique semble se résumer aux plans sociaux dont les annonces successives rythment nos semaines, dans ces périodes tendues comme celles que nous vivons actuellement où le respect et l’écoute dont bénéficient les opposants au mariage pour tous ne sont pas sans rappeler les plus belles pages de l’histoire de la démocratie stalinienne, dans ces heures où les courbes de popularité de notre bien-aimé président croisent dans leur inexorable plongée les courbes croissantes du chômage et de la dette publique, Dieu sait si ce n’est pas facile de garder le moral.

Alors moi qui suis d’habitude si prompt à la raillerie envers notre gouvernement cher, pardon envers  notre cher gouvernement, moi qui suis si prompt à la raillerie disais-je, je me suis réjoui qu’il ait décidé de prendre les choses en mains et de belle manière. En effet, à partir de 2015 le gouvernement va nous donner des cours de « moral ». Quand ils disent cours de moral on ne sait pas trop s’ils parlent du moral ou de la morale, mais bon, avec les casseroles qu’ils traînent, ça m’étonnerait qu’ils osent quand même prétendre nous enseigner la morale, j’en ai donc conclu logiquement qu’on allait recevoir des cours pour nous donner le moral.

Votre femme vous a quitté ? Broutille ! Vous êtes ouvrier chez Petro Plus? Bagatelle ! Vous n’arrivez pas à joindre les deux bouts ? C’est pas grave tout ça ! Ne vous en faites-plus, le gouvernement est là, il va vous apprendre à garder le moral. Un moral solide, croyez-moi, avec ou sans Mittal à Floranges, vous aurez un moral d’acier.

La nouvelle de ces cours de moral m’a mis en joie, comme d’autres bonnes nouvelles, et par exemple celle-là : SFR et Emmaüs sont en train de s’entendre pour proposer aux sans-abris une offre d’accès à internet à un euro. Je vais peut-être me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais j’ai trouvé cela curieux. Si je devais un jour me retrouver sans-abri, je ne pense pas que ma préoccupation première serait de mettre à jour mon statut Facebook ou de tweeter à tout bout de champ. Mais il est vrai qu’internet ne sert pas qu’à cela. Cette innovation bon marché permettra par exemple aux types qui n’ont rien à bouffer de se connecter sur flunch.fr ou encore à ceux qui se caillent les meules sous les ponts d’imaginer avec seloger.com où ils pourraient dormir au chaud, pas loin de leur « non-chez-eux ». Décidément, on n’arrête pas le progrès !

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence des mercredi fériés sur le mutisme annoncé des chroniqueurs radio du Loir-et-Cher.

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 07:28

Podcast

 

 

L’important, ce n’est pas d’être, mais c’est de paraître, tel semble bien être l’esprit du temps qui passe.

Hier, Gilles Bernheim, ci-devant grand rabbin de France, est passé à confesse. D’abord il a avoué avoir copieusement plagié les écrits d’un prêtre pour fabriquer son livre contre le mariage pour tous. Et puis, dans la lancée, il nous a lâché le morceau : non il n’est pas agrégé de philosophie, contrairement à ce qu’affirmait sa biographie officielle. Faux écrits, faux diplômes, ce n’est quand même pas bien catholique toutes ces histoires-là, Grand Rabbin. Si vous aussi vous vous mettez à mentir, où va-t-on ?

On pourrait imaginer tout et n’importe quoi. On  pourrait par exemple imaginer qu’un professionnel de la fumisterie se fasse passer pour un génie créateur et se voit offrir par le contribuable une salle tout entière dédiée à sa gloire. Mais diantre, celle-là aussi on vient de la jouer avec l’ouverture vendredi dernier à Blois d’un monument de la culture puisqu’il ne s’agit pas moins que de la Fondation du Doute.

 

Rien que le nom mérite le détour. Une Fondation. Pas un ringard musée, pas une pauvre salle d’exposition non, une Fondation. C’est, admettez-le, beaucoup plus chic. Quant à l’homme à la manœuvre de ce grandissime instrument de propagation de la culture parmi les masses laborieuses, Ben, je n’en peux plus de ce Ben ! Il me sort par les yeux, il me brise les génitoires, je crois que je suis en train de devenir « benophobe » ! On ne peut pas faire trois pas dans la ville de Blois sans se faire agresser par son écriture lobotomisée et ses messages aussi creux qu’insipides.

Alerte à la pollution ! Nous sommes pollués à Blois, pas par les particules fines ou les algues vertes, non, mais par la logorrhée « benienne ». Quand Ben se contentait de décorer les trousses et les agendas, il était encore sympathique car on n’était pas obligé de les acheter. Mais là on a franchi un cap : maintenant qu’elle a ouvert cette satanée fondation, Monsieur le Maire, de grâce, arrêtez de nous infligez du Ben à longueur de rues !

Laissez les amis de la culture aller s’ébaubir à la Fondation du Doute, laissez-les se pâmer devant l’art Fluxus. Vous savez, l’art Fluxus ? Ah non, vous ne savez pas ce que c’est, l’art Fluxus ? Remarquez c’est réservé à une certaine élite la compréhension de ces choses-là.

Pour essayer de vous expliquer en deux mots, l’art Fluxus, c’est un machin un peu conceptuel qu’on pourrait définir par une non-définition. Oui, quand on est Fluxus, on refuse d’être enfermé dans des cadres. Etre Fluxus, c'est mépriser l’ordre établi, c'est renverser, faire de l’agit-prop, provoquer le bourgeois, en un mot être cool ! On crache sur la société de consommation, d’autant plus facilement d’ailleurs qu’on se fait beaucoup d’argent en vendant le fruit de sa création à de vrais naïfs ou à des bobos militants. On crache, et on fait cracher la société de consommation pour pouvoir vivre comme un prince avec une âme de révolutionnaire Fluxus.

Et puis quand on a fini de se remplir les poches, on va faire croire que ce qu’on fait c’est de l’art et que ça mérite une Fondation. On va faire croire, cela comme d’autres ont pu faire croire qu’ils étaient agrégés de philo, comme d’autres ont pu vouloir faire croire qu’ils allaient faire payer les riches pendant qu’ils fermaient leurs comptes en Suisse. Décidément l’important, c’est bien de paraître.


La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence de la disparition de la dame de fer sur la chute des ventes d’antirouille de l’autre côté de la Manche.

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 07:09

Podcast

 

Ainsi donc Jérôme Cahuzac avait un compte en Suisse. Exit Jérôme Cahuzac. Je dois dire que j’ai été un peu déçu. Cahuzac, c’était quand même l’un des rares types qui avait un peu de consistance dans ce ramassis appelé « gouvernement de la république française », mais qu’on connaît mieux sous le nom de « Chœur des baltringues ». Après ce nouvel épisode, que les meilleurs scénaristes auraient bien eu du mal à imaginer, comment ne pas opiner du chef à la première remarque de ceux qui, autour de nous, disent : c’est bien tous les mêmes ? Tous pourris ! Le constat est terrible et la rengaine dangereuse.

Le constat est terrible et d’abord terriblement choquant. Au-delà des clichés idiots qui veulent qu’un homme de droite soit forcément un méchant qui mange des pauvres tous les matins et qu’un homme de gauche soit nécessairement un gentil qui a un cœur gros comme ça et aime l’humanité, c’est choquant parce que ces « gens-là » pour paraphraser Brel à l’envers, ces « gens-là » passent leur temps à nous faire la morale.

Ces « gens-là » ont un ennemi, c’est la finance, mais ils ont des comptes en Suisse.

Ces « gens-là » n’aiment pas les riches, mais s’ils ont un peu de sous, ils vont les mettre au chaud dans les alpages.

Ces « gens-là » traitent de minables ceux qui désertent la France pour ne plus payer d’impôts mais courent cacher leur bas de laine à l’abri des appétits de leurs propres partisans, des partisans dont ils aiguisent la voracité avec une rhétorique simpliste, haineuse, envieuse et malsaine.

Ces « gens-là » livrent à la vindicte du peuple une partie de leurs compatriotes, comme si les chefs d’entreprises étaient les responsables de trente années de gestion éhontée des finances publiques.

Ces « gens-là » viennent nous donner des leçons mais ils sont, au final, comme nous : si j’avais les moyens, moi aussi M. Cahuzac, si le gouvernement auquel vous apparteniez n’était pas en train de m’étrangler à coup d’impôts, j’irais volontiers en planquer du pognon en Suisse, non pas parce que je suis un salaud, mais parce que j’aimerais que le fruit de mon travail profite à qui j’ai décidé.

Alors, oui, elles sont choquantes, ces révélations. Choquantes et dangereuses. Dangereuses parce que, lorsque l’électeur moyen s’aperçoit que celui qui s’habille dans les draps de la vertu et s’y fait tailler en outre, aux frais du contribuable, des costards sur mesure, lorsque l’électeur moyen s’aperçoit que celui-ci ne vaut, en fait, pas mieux que les autres, peut-on le blâmer de se précipiter dans les bras de ceux qui, à chaque extrémité de l’échiquier politique, vont flatter ses bas instincts sans rien avoir à proposer sinon des lendemains qui déchantent, mais qui vont lui permettre au moins une fois de crier sa rancœur et son dégoût ?

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence des promotions chez Leroy Merlin sur le développement des boîtes à outils présidentielles pour nous sortir de la crise.

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Profil

  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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    Comme on voit au printemps la diligente abeille

    Qui du butin des fleurs va composer son miel

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