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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 21:39

Podcast

 

J’étais bien loin parti, mais après deux semaines d’absence, il n’y a décidément rien de nouveau sous le soleil !

Nous avons la confirmation que la seule façon de voir la courbe du chômage s’inverser, c’est encore de faire les pieds au mur. Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, vous aurez remarqué que l’emploi est de plus en plus précaire : regardez par exemple le job de première dame, pardon, de première copine de France, c’est aujourd’hui un poste qui oscille entre intérim et CDD, loin l’emploi à vie de tante Yvonne, l’épouse du grand Charles.

En même temps, depuis son soi-disant virage libéral, Hollande veut nous faire comprendre que pour inverser la courbe, il faut plus de flexibilité. Cela se confirme d’ailleurs quand vous regardez l’âge des concubines du Président : plus le temps passe, plus il en change et plus elles sont jeunes, voilà donc bien une courbe qui s’inverse grâce à plus de précarité de l’emploi.

Exit Trierweiler, débarquée par le partisan du « mariage-pour-tous-mais-pas-pour-lui ». « Casse-toi pauv’ conne » comme aurait dit un mal élevé qu’oncques je connus.

Hollande pas plus qu’un autre d’ailleurs ne peut promettre l’inversion de la courbe du chômage (cette inversion étant au demeurant sur le plan des pures mathématiques une hérésie intellectuelle), il ne le peut pas pour une seule raison, c’est que le Président de la République ne peut rien à l’emploi.

Il peut s’agiter, il peut gesticuler, il peut invoquer, il peut faire des moulinets, mais voilà à peu près la seule étendue de sa capacité à agir sur l’emploi. Il peut en revanche agir assez facilement sur le chômage, pour le faire augmenter.

Il peut empêcher la création d’emplois, avec une législation tatillonne, ou en faisant peser un tel niveau de charges et d’impôts sur le coût du travail que le recours à l’embauche devient une exception dans les entreprises.

Il peut créer, pour les acteurs économiques, un climat anxiogène par des revirements de cap incessants ou des idées de nouvelles taxes chaque matin.

Il peut même préparer le chômage de demain en confisquant des richesses pour financer de l’emploi aidé aujourd’hui.

Il peut laisser prospérer une ambiance générale délétère où celui qui réussit sera forcément suspect, parce que le mot "réussite" est un gros mot, quand celui de « patron »  confine à l'insulte.

Pour le reste, c’est du carnaval ! L’emploi n’est pas dans la main des politiques, il est dans la capacité des entreprises à faire leur job d’entreprise, c’est à dire de gagner des marchés dans un climat économique et fiscal rassurant.

L’emploi est dans la confiance des entrepreneurs à pouvoir entreprendre sereinement sans craindre qu’un surdiplômé de l’ENA, jamais à cours d’une plaisanterie drôle ou pas, ne vienne demain changer la règle du jeu parce qu’il pense que c’est mieux comme ci ou pas pire comme ça alors qu’au fond il n’en sait rien parce qu’il n’a jamais de sa vie touché à la réalité du monde du travail et de l’entreprise mais qu’il doit absolument faire quelque chose avant que la pression médiatique ait raison de lui.

Alors oui, la France est bien dirigée par un type dont l’envergure lui permettrait à peine de faire un bon sous-préfet de Romorantin, mais lui-même n’est pas responsable de notre réussite : remettons l’Etat à sa place, qui n’est pas celle de régenter notre vie, et les choses iront mieux d’elles-mêmes.

La semaine prochaine, je vous demanderai comment un pays peut avancer quand son président roucoule.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 00:25
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 21:37

 

Podcast

 

 

Quelle fumisterie que la méthode Goodyear tout de même ! La méthode Goodyear, vous connaissez, non ? Elle fut encore expérimentée la semaine passée quand la CGT a séquestré, pendant trente longues heures, deux cadres de l’usine Goodyear d’Amiens.  Il faut dire que séquestrer des gens début janvier, c’est une jolie manière de présenter ses vœux, une façon originale de leur souhaiter une « very good year ».

 

La méthode Goodyear, ça avait pourtant l’air d’être quelque chose de très bien parce que, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais aucun responsable politique de quelque bord qu’il fût n’a élevé la voix pour condamner ce qui reste une prise d’otages, même s’il est vrai que la chronique des aventures de la bistouquette présidentielle a mobilisé les media, ce qui n’est pas injustifié au regard de l’importance du sujet, pour parler comme Rocco Siffredi.

 

Bref, tout ça pour vous ramener à la méthode Goodyear dont j’ai eu l’occasion d’expérimenter la piètre efficacité lorsque ma femme s’est couchée la semaine dernière avec son mal de tête préféré, vous savez, celui qui vient contrarier les trémolos des tissus érectiles toujours prompts à s’agacer à l’heure où la nuit recouvre de son opaque manteau la campagne silencieuse, à l’heure où le fermier perçoit les vibrations de sa bêbête en déplorant que les chèvres se couchent si tôt. Au matin, alors que les trémolos de mes tissus érectiles n’avaient cessé de s’agacer pendant la nuit, à l’heure où Phébus, aidé de l’aquilon, découvrait les pans de l’opaque manteau qui avait recouvert la campagne silencieuse la veille - c’est fatigant d’avoir une âme de poète, vous ne trouvez pas ? - à l’heure où la petite chèvre, sentant un porte-avion lui tamponner la poupe arrière, laissait échapper un interrogatif : « Méééé ? », au matin si je veux concrètement résumer ma pensée, je me suis dit : il n’y a pas de raison que la CGT ait le monopole des méthodes de gangsters, à moi aussi la séquestration.

J’ai donc verrouillé la porte de la chambre, caché la clé, et fait semblant de dormir. Il n’a pas fallu dix minutes à ma femme pour se réveiller, manquer de dégonder la porte et m’interpeller d’un air surpris :

-         Fabrice, la porte est fermée !

-         Oui, que je lui ai dit ! Tu es séquestrée jusqu’à nouvel ordre !

-         Tu plaisantes ?

-         Pas du tout ! J’exige l’ouverture immédiate d’un round de négociations pour la mise en place de mesures concrètes visant à une diminution sensible de la migraine vespérale dont à propos de laquelle on peut s’attendre à une augmentation subséquente des galipettes conjugales. Et sinon, t’es pas prête de sortir ai-je conclu en bombant le torse pour lui prouver ma détermination sans faille.

 

Après je ne me souviens plus bien. Je crois que j’ai pris un coup de lampe de chevet sur la tempe. Et depuis dimanche, elle dort dans la chambre d’amis : j’t’en foutrais, moi, de la méthode Gooyear !


La semaine prochaine, je vous démontrerai que le mariage pour tous n’a aucune influence sur le fait de tirer les rois pendant l’Epiphanie.

 

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:17
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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 21:33

Podcast

 

Je voulais tout d'abord ne pas faire de chronique ce matin. Oui, j’avais décidé de me taire un peu. D’abord parce que pendant les deux semaines qui viennent, l’éloignement géographique me contraindra au mutisme le plus complet. Ensuite parce que depuis trois ans que je passe mon temps à m’indigner contre les progrès galopants de la bêtise humaine et l’inquiétant recul de l’esprit critique dans une société aseptisée au sein de laquelle il est devenu dangereux de penser en dehors de l’étroit sentier dessiné par les lobotomisés du politiquement correct, j’avais décidé de prendre un peu de repos. Fini de râler, de pester, de vociférer, de m’emporter, j’allais enfin la boucler.

Las, c’était sans compter sur les chemins de fers français que j’empruntai deux fois hier, la première pour me rendre à Paris, la seconde pour en revenir.

L’aller fut un grand classique : arrivée en gare d’Austerlitz avec un peu plus de 20 minutes de retard, rien de nouveau sous le soleil puisque, s’il arrive par hasard ou accident, que le train soit à l’heure, le contrôleur prend le temps de nasiller dans le micro que « le train arrive à l’heure prévue en gare », comme s’il attendait que la foule en liesse applaudisse à cet exploit qui n’est pas sans rappeler celui du pilote de ligne qui réussit son atterrissage.

Le retour en revanche me permit de vivre une expérience peu banale. Le retard était cette fois-ci de 40 mn, et pourquoi s’il-vous-plaît ? Mais parce qu’on attendait la locomotive qui n’avait pas été livrée avec les wagons… Véridique ! J’imagine le dialogue chez les cheminots :

-         Bon Roger, il est prêt le 17h38 ?

-         Ben ouais !

-         T’aurais pas oublié un truc ?

-  Ben non ! J’ai mis 12 wagons comme prévu dont 11 avec des compartiments pour emmerder les voyageurs vu que c’est vachement moins agréable que les wagons avec des sièges normaux.

-         Et la loco Roger ?

-         La quoi ?

-         Ben la locomotive !

-         Ah ben on m’a rien dit à moi…

Eh oui, Roger, il fallait une locomotive pour le faire fonctionner ton train ! Mais c’est vrai aussi qu’on ne te l’avait pas dit, et ce n’est certainement pas habituel de devoir installer une locomotive pour faire avancer un train...

Alors, Roger, laisse-moi te dédier cette première chronique 2014. A toi et à tous les incompétents protégés par un statut, une casquette, un képi, une carte de délégué syndical, à tous les privilégiés qui peuvent se réfugier loin de l’économie ouverte, aux nantis des régimes spéciaux, aux irresponsables de tout poil qui peuvent se permettre de prendre ouvertement pour des imbéciles des usagers usagés, rongés par la résignation : bonne année 2014 ! Profitez bien, et surtout profitez beaucoup, car le système risque d’exploser sous les coups de butoir conjugués et répétés de votre incurie et de votre égoïsme. Quant à moi, qu’on me trouve une caverne et je retourne hiberner !

 

La semaine prochaine je ne vous parlerai de rien, vous le sauriez déjà si vous lisiez attentivement cette chronique, mais bientôt  je vous raconterai l’histoire de la publicité gratuite faite aux pauvres types de grande envergure, amateurs de quenelles sans être Lyonnais pour deux ronds.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:32

 

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Garde à vue !... Repos. Claude Guéant est sorti hier au soir de sa garde à vue après une journée passée auprès de ses anciens employés. De quoi ont-ils parlé ? Du bon temps qui est mort et qui ne reviendra pas, de ce qu’il faudrait que Valls devienne, des flonflons et de l’accordéon aussi  :

-          Bon dis donc Claude, tu permets que je vous appelle Claude, Monsieur le Ministre, sans vouloir vous importuner, c’est quoi ces 10.000 € par mois en liquide ? Les policiers de la BAC de Marseille se sont fait serrer pour moins que ça...

Bon Guéant, c’était le patron, et les patrons ça a le droit de tout faire, c’est bien connu, mais quand même… 10.000 € en fraîche tous les mois, c’était le « Guéant Casino » place Beauvau !

Fort heureusement, nous vivons dans un temps où la parole politique n’est pas discréditée, sinon cela pourrait alimenter le fonds de commerce de ceux qui prospèrent sur le mode du « Tous pourris ». Il faut bien reconnaître que tout ça pourrait faire le jeu des extrêmes si nous  n’avions un personnel politique dont l’insoupçonnable honnêteté n’a d’égal que son amour profond du peuple. 

Ce qui est assez formidable dans cette grande comédie, c’est qu’on est pris ouvertement pour des abrutis mais le plus important, c’est de ne surtout pas crier au scandale sinon on serait qualifié de populiste, un peu comme serait immanquablement qualifié de raciste qui oserait dire que Christine Taubira est noire.

Edouard Martin vient d’être nommé tête de liste du PS pour les européennes dans la circonscription du grand est de la France. Edouard Martin, c’est le leader de la CFDT de Floranges qui vomissait sur Hollande il y a peu, l’accusant de trahison. Heureusement pour son avenir personnel, sa crise de lucidité fut de brève durée. Le voilà bombardé tête de liste du PS aux élections européennes. Ç’aura été, au final, la chance de sa vie de se trouver délégué syndical d’un site industriel en perdition. Il devrait remercier M. Mittal chaleureusement, parce que, s’il avait travaillé dans une usine prospère, Edouard Martin, il serait encore, à l’heure où je vous parle, en train de tailler les crayons dans le local syndical mal chauffé en attendant le casse-croûte de 10 heures.

Parfois, certains se demandent pourquoi l’Europe n’est plus si populaire : mais quand on se sert des élections européennes comme prétexte pour bombarder les copains, les chevaux de retour et les opportunistes en manque de carrière, on se dit tout bas que ce n’est peut-être pas étonnant…

Cependant, on se le dit tout bas, il faudrait voir à ne pas faire le jeu des extrêmes…

La semaine prochaine je vous parlerai de l’influence de l’arrivée des vacances de Noël sur le mutisme des chroniqueurs du mercredi jusqu’à l’année prochaine. Bonnes fêtes à tous.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:48

Pénalisation de la prostitution. La loi commence déjà à produire ses effets. La semaine dernière, Jean-Claude Mas a pris 4 ans pour une affaire de PIP...

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:20

 

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Qu’ils m’agacent ces gars qui squattent l’actualité et en empêchent d’autres de briller sur le devant de la scène, qu’ils m’agacent ! Il y en a marre de Mandela ! Comme me disait mon amie Marine Le Pen, non content d’être noir, en plus il est célèbre… Sous prétexte que ce type est d’une dimension humaine sidérale, sous prétexte qu’il a réussi à déplacer des montagnes à la seule force de sa volonté, sous prétexte qu’il a su incarner le mot pardon au-delà de bien des discours, on ne parle que de lui.

 

Mandela mort, tout le monde communie béatement à la disparition du grand homme, Maître Kanter se réjouit, à l’approche des fêtes, de cette promotion inattendue pour la bière de Noël, tout le monde entonne son cantique de louanges, tout le monde à part Ted.


C’est pourtant vrai qu’elle est mal tombée la mort de Mandela. Il paraît que même la prostate de Hollande en aurait tenu des propos racistes. Pourtant avec une bonne prostate hypertrophiée, Hollande était capable de remonter à 12% d’opinions favorables dans le prochain baromètre, mais maintenant, tout est  à refaire. Il faut pondre une nouvelle opération de comm’ et les conseillers s’affairent déjà, ils traquent l’otite, le cor aux pieds, la fistule, le bubon, l’orgelet, bref, ils essaient de trouver un truc qui nous le rende sympathique le François.

 

Oui, il m’agace Mandela. Est-ce que nous, en France, on en ferait tout un foin d’un de nos grands disparus ? Pourtant, nous en France, on en a du grand disparu en puissance ! Imaginez si Bayrou disparaît demain…Ah non, ce n’est pas un bon exemple. Attendez, laissez-moi réfléchir… si Fillon meurt ça ne marche pas non plus, Mélenchon non plus, Taubira, Ayrault, Cahuzac non plus…Tout ça ne fait bien que confirmer qu’il m’agace, le Mandela !


Il est tellement connu Nelson Mandela, que seul Franck Ribéry a été capable de confondre avec Nelson Montfort, alors qu’ils n’ont clairement pas le même accent anglais.

Il est tellement connu Mandela, que même Miss France savait qui il était. Le plus choquant dans tout cela, c’est que je suis sûr que si on lui posait la question, Mandela ne savait pas qui était Miss France, et on ose prétendre que ce type aimait le genre humain !

Il a jeté un voile de désintérêt sur l’élection de Flora Coquerel à la magistrature suprême de la beauté hexagonale, il a privé les masses laborieuses de ces propos toujours si originaux des Miss. Celle de cette année a déclaré aimer le cinéma, la mode et les voyages et vouloir se consacrer à la cause de l’alphabétisation. Tout ça au moins ce n’est pas commun. A quand une Miss France qui pratiquera la pétanque, qui aimera l’accordéon et les bigoudis, qui militera pour l’introduction de la viande de cheval dans les cantines ?  Une Miss qui a des vrais désirs de princesse comme ça, ça nous bouleverse, forcément. Mais non, pas possible d’en profiter, on ne parle que de Mandela.


Un géant s’en va. Mandela est mort. Sera-t-il, au paradis, « heureux comme Dieu en France », comme le dit le proverbe ? En Afrique du sud ils avaient Mandela. Nous en France, on a Harlem Désir. Finalement, Monsieur Mandela, vous sera bien mieux au ciel pour trouver le repos que vous avez bien mérité.


La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence de l’arrivée de Noël sur les sourires béats des petits lutins qui décorent les bûches.

 

 

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 14:34

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Fidèle au rendez-vous depuis trois années maintenant, vous imaginez bien que ma chronique était prête et affutée pour mercredi matin, c’est-à-dire hier. Cependant, il est des circonstances où la gravité des évènements nécessite de s’adapter. Il est des moments dans une vie où l’on voudrait s’amuser, railler, moquer, vilipender, gourmander, mais où la réalité oblige le saltimbanque à se taire pour communier à la douleur d’une patrie unie dans une même torpeur.


En l’occurrence, je m’apprêtai à vous entretenir d’un de mes sujets préférés, le jardinage en période de pleine lune et son influence sur le taux de fécondité dans nos campagnes, lorsque je fus, comme vous, abasourdi par l’incroyable nouvelle : Hollande s’est fait opérer de la prostate en février 2011 !

Ventre Saint Gris m’exclamai-je (oui, quand je m’exclame, j’essaie toujours de le faire en termes châtiés, plutôt qu’avec des putains de mots à la con), ventre Saint Gris, m’exclamai-je donc (en tout je ne m’exclamai qu’une seule fois, mais je reprenais mon discours là où je l’avais laissé pour que vous puissiez suivre le fil d’une pensée souvent inspirée et toujours passionnante), ventre Saint Gris, voilà qui oblige à mettre de côté ses petits problèmes à soi pour se ranger derrière le sauveur de la patrie.

Halte-là, bonnets rouges, vade retro poneys en colère, foin des rythmes scolaires où le gouvernement a réussi à nous  prouver sa capacité à pouvoir même rater une bonne réforme, taisez-vous buralistes en colères, chefs d’entreprises vaches-à-lait, salariés en sursis, contribuables au bord de l’asphyxie, serrez les rangs : quand sonne le tocsin, on se rassemble et on fait corps derrière la prostate de son président.

J’aurais pensé personnellement qu’Hollande aurait plutôt connu des problèmes de vessie, puisqu’il adore nous les faire prendre pour des lanternes, mais non, c’est sa prostate, qui, comme l’ego de Valérie Trierweiler, la première copine de France, souffre d’un problème d’hypertrophie.

La nouvelle est d’autant plus importante que l’opération a eu lieu en février 2011, à l’époque où Hollande n’était pas encore désigné comme le candidat du PS, à l’époque où il était encore dans un néant qui l’habille si bien.

Eprouvant quand même le sentiment « qu’on nous cache tout, on nous dit rien », j’ai voulu mener mon enquête, et j’ai découvert que la prostate n’est pas le premier ennui de santé du président, puisque déjà, dans la soirée du 13 au 14 mars 1992, il s’était blessé au pouce avec un marteau en voulant accrocher un tableau dans l’appartement familial. Sa compagne de l’époque a d’ailleurs consigné cet épisode méconnu du grand public dans son journal intime  avec ses mots à elle : « François sait fait tapé sur les doigts. Pas par moi, par lui tout seul. Même pas pleuré. Quand il veut, il sait faire preuve de bravitude. »


La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence du journalisme prostatique sur l’abêtissement des masses votantes dans la France moderne.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 07:23

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Le père de la pilule, Lucien Neuwirth, est mort hier. Quand on pense que, s’il avait été conçu après son invention, ce type-là aurait pu ne jamais voir le jour, ça me rend dingue !  J’en parlais hier avec mon ami le philosophe Belge Jean-Claude Van Damme qui me faisait remarquer à juste titre que ce type avait vécu pour que d’autres gars aient le droit de ne pas vivre. Parce que s’il n’était pas né, alors la pilule n’aurait pas pu exister. Mais si la pilule avait existé, Lucien Neuwirth aurait pu ne jamais naître. D’ailleurs, combien de Mozart, combien de Staline n’ont-ils jamais pu voir le jour grâce à cet homme ? Nous ne le saurons jamais. Nous en étions à ces considérations dans une conversation que Socrate lui-même aurait sans doute goûtée s’il avait eu la chance de nous connaître, quand mon ami Jean Claude m’exposa son projet de traduire la « Phénoménologie  de l’Histoire » en manga. Mais c’est un autre sujet dont je vous parlerai une prochaine fois si vous êtes sages, ce matin, on cause de la pilule.


Mine de rien, on est content qu’elle existe la pilule. On peut, grâce à la pilule, consommer avec sa légitime ou filer le guilledou avec sa maîtresse, voire pour les plus beaux tempéraments, faire les deux à la fois, sans courir le risque de grever le budget familial avec une nouvelle bouche à nourrir, ni d’agrandir une lignée de bâtards qu’un boulanger ne renierait pas.


Grâce à la pilule, fini la marmaille non désirée. Fini les mioches à la pelle, fini les fringues de l’aîné élimés par six successeurs, fini les chambrées à 3, 4 ou 8, fini les 21 frères et sœurs comme les enfants de Jean-Sébastien Bach, fini l’enfant subi, place maintenant à l’enfant choisi.


Or, qu’y a-t-il de mieux que l’enfant choisi ? L’enfant choisi, cette espèce de petit monstre tyrannique, qui prend toute la place parce qu’on a passé 9 mois au moins, mais souvent plus, à l’attendre, à le désirer, à l’imaginer et qu’on va le placer sur un trône avant même de le mettre sur le pot.


Qu’y a-t-il de mieux que l’enfant choisi ? L’enfant choisi, cette engeance démoniaque, le cauchemar des instituteurs qui ne peuvent plus mettre une mauvaise note ou faire une remontrance à ces petits chéris sans que les parents leur tombent sur le râble pour défendre leurs sales mômes.


Qu’y a-t-il de mieux que l’enfant choisi ? L’enfant choisi, ce boulet de 29 ans qui habite encore chez ses parents après trois ratages à la fac, deux en école de commerce et qui va commencer la semaine prochaine une formation macramé grâce à Pôle Emploi.


Ah, il est parfois des jours, croyez-en le contribuable que je suis, où la pilule peut être difficile à avaler.

 

La semaine prochaine, je vous parlerai des efforts non négligeables faits par le prix Nobel de la paix pour permettre à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

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Profil

  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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    Comme on voit au printemps la diligente abeille

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